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Une restauration où au final tout semble avoir été simple. L’harmonie des formes et des couleurs facilitent l’intégration dans le paysage. Les transformations et les agrandissements apportent le confort souhaité de nos jours sans dénaturer le bâtiment de son caractère d’autrefois.

La haute vallée du Salat, étroite tortueuse, serpente entre des parois très raides où s’accrochent des hameaux de quelques maisons. La haute vallée du Salat est taillée dans du schiste. Les maisons sont bâties avec ce matériau, sorte de dalles plates ocres ou rousses.

 

Cet ensemble « » du 19 ème siècle, plusieurs fois remanié au 20 ème siècle ne déroge pas à  la règle. Malheureusement, les interventions réalisées durant la seconde moitié du 20 ème siècle l'ont été de façon sommaire, sans respect particulier des savoir faire et de matériaux locaux.Le propriétaire actuel a voulu retrouver l'esprit et les matériaux de l'architecture locale : pierre, ardoise, bois...La première étape a consisté à  réaménager les abords avec un mur de soutènement, un escalier et des murets en pierres locales, faiblement hourdés à  la chaux le tout s'intégrant parfaitement et semblant avoir été élevé il y a un siècle.

Les toits ont été repris en partie sur la partie habitation et en intégralité pour la grange-étable transformé en lieu de vie. Il a été fait appel à  la technique du pureau dégressif. Fruit d'un travail bien particulier, la pose à  pureau dégressif met en oeuvre des ardoises non calibrées, taillées en arrondis ou en rectangles de diverses tailles, ce qui permet de limiter les pertes. Les toitures ainsi remaniées sont composées pour moitié d'ardoises de récupération mélangées avec des ardoises neuves du massif-central mais à  l'aspect proche des ardoises anciennes. Ainsi le toit s'intègre merveilleusement au paysage de ce hameau ; les barres à  neige en robinier (faux-acacia) apportent une touche finale.

Cette partie du bâti étant maintenant destinée à  de l'habitat, l'isolation était nécessaire : un complexe isolant constitué de panneaux de fibre de bois s'intercale entre l'ardoise et la volige en chêne de pays bouveté (assemblage invisible entre les planches).

La légère surépaisseur générée par la couche d'isolant a été masquée en modifiant les coyaux, c'est-à -dire la partie basse de la toiture à  pente plus faible, et en maçonnant la liaison entre le mur et la toiture de façon la plus discrète possible.A l'intérieur, l'espace sous les toits, initialement réservé au foin, sera transformé en chambres. La volige apparente met en valeur la charpente ancienne conservée dans sa quasi intégralité. Les murs intérieurs sont enduits en gardant les pierres apparentes et en brossant les joints.

La porte fenière, percée dans le pignon amont de la grange et qui servait à  rentrer le foin a été transformée en fenêtre avec un volet intérieur à  compartiments (caissons) fabriqué sur mesure en châtaigner.

Toutes les menuiseries extérieures devaient garder leur aspect d'origine tout en préservant le confort intérieur. Le menuisier a récupéré les bois extérieurs d'origine et a doublé les portes neuves en châtaigner. Toutes les portes sont équipées de loquet à  poussier comme elles l'étaient à  l'origine.

L'intérieur de la partie habitat, qui avait déjà  été restaurée a tout de même du être rafraîchie pour harmoniser l'ensemble. Le propriétaire a fait appel à  un spécialiste des enduits à  l'ancienne qui a refait les plâtres aux endroits nécessaires et assuré les finitions par un chaulage, mélange de chaux et d'eau à  la consistance relativement épaisse permettant d'obtenir une peinture d'apparence épaisse et brute.La liaison entre la partie d'habitat ancienne et la partie récemment restaurée se fait par un escalier et une rambarde en mélèze des Pyrénées dont toutes les pièces ont été travaillées à  la main et à  la plane de menuisier pour leur donner un aspect brut et vieilli.

Une des tâches les plus complexes de ce type de restauration est celle qui se doit d'être la moins visible possible : l'intégration de tous les réseaux pour assurer le bon fonctionnement et les liaisons du réseau électrique. Le rà´le de l'électricien, outre de créer un réseau électrique fiable et aux normes en vigueur, est de coordonner tous les autres corps de métier pour que les travaux de chacun s'enchaînent le plus naturellement possible sans que l'un gêne l'autre ou que l'un défasse ce que l'autre a réalisé. Le résultat, c'est une restauration o๠au final tout semble avoir été simple. L'harmonie des formes et des couleurs facilitent l'intégration dans le paysage. Les transformations et les agrandissements apportent le confort souhaité de nos jours sans dénaturer le bâtiment de son caractère d'autrefois.

CRÉDITS PHOTOS : CAUE09 - CMA09 - Hébergement et mise à niveau www.studioweb.net